“ Jeu des trônes saoudien '': la pression augmente pour libérer le prince emprisonné

`` Jeu des trônes saoudien '': la pression augmente pour libérer le prince emprisonné
 

Londres (AFP)

Un effort de lobbying de 2 millions de dollars américains et des pétitions de législateurs européens font pression sur l'Arabie saoudite pour libérer un prince philanthrope emprisonné pendant deux ans sans inculpation au milieu d'une intensification de la répression royale.

La détention de Le prince Salman bin Abdulaziz et son père depuis janvier 2018 font partie d'une répression exercée par le prince héritier de facto, le prince Mohammed bin Salman, qui a pris au piège non seulement des rivaux potentiels, mais aussi des personnages ne posant aucun défi visible à son emprise sur le pouvoir.

La puissance dangereuse des pièces de théâtre ont également balayé des membres de la famille de Saad Aljabri, ancien assistant d'un autre prince détenu et haut responsable du renseignement, qui s'est enfui au Canada et détient des secrets d'État clés.

La cible la plus improbable est le prince Salman, un homme multilingue de 37 ans. vieux diplômé de l'Université de la Sorbonne à Paris, qui n'a apparemment épousé aucune ambition politique et a acquis la réputation d'être un "chèque en blanc" pour financer des projets de développement dans les pays pauvres

"Il ne s'agit pas seulement d'une arrestation illégale", a expliqué à l'AFP un associé du prince. "Il s'agit d'un enlèvement de jour. C'est une disparition forcée."

Après avoir été détenu pendant environ un an dans la prison de haute sécurité d'Al-Ha'ir près de Riyad et plus tard dans une villa privée avec son père, le prince Abdulaziz bin Salman, Le prince a été transféré dans un lieu de détention secret en mars, ont indiqué plusieurs sources à l'AFP.

Il a été mystérieusement retourné à la villa la semaine dernière pour retrouver son père, ont déclaré trois de ces sources.

On ne sait toujours pas pourquoi il a été déplacé vers le site secret. Ses appels téléphoniques à sa famille sont surveillés par les services de renseignements saoudiens, ont indiqué les sources.

Mais son retour pourrait être un signe provisoire que la pression internationale pour sa libération fonctionne. Les autorités saoudiennes n'ont pas répondu à une demande de commentaires sur l'affaire.

- Campagne de pression -

Une délégation du Parlement européen a imploré les autorités saoudiennes de libérer les membres de la famille royale détenus, dont le prince Salman, lors d'une visite à Riyad en février, selon une source et un rapport interne de la tournée vue par l'AFP.

"Le Parlement européen a déjà demandé des informations sur l'affaire dans une lettre adressée ... au prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, qui (reste) sans réponse", Marc Tarabella, vice-président de la délégation du Parlement pour les relations avec la péninsule arabe, a écrit à la Commission européenne.

"Je voudrais vous demander de soulever cette question ... avec les plus hautes autorités compétentes d'Arabie saoudite appelant à Libération du prince Salman.

"Je suis convaincu que cette libération aura un impact positif sur les relations du Parlement européen avec l'Arabie saoudite", écrit-il.

Séparément, le principal lobbyiste de Washington Robe Le Sonoran Policy Group de rt Stryk a signé un contrat de 2 millions de dollars en mai pour plaider en faveur de la libération du prince "avec les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de l'Union européenne", selon un dossier du ministère américain de la Justice vu par l'AFP. [19659003] Stryk, connu pour avoir des liens étroits avec l'administration du président américain Donald Trump - un allié du prince Mohammed - a été recruté par Hashim Mughal, un confident basé à Paris du prince Salman, selon le dossier.

A Une source a décrit Mughal, un ressortissant pakistanais, comme l'ancien conseiller financier du prince qui a levé 2 millions de dollars de sa fortune personnelle et en tapant sur les amis de l'influent royal.

L'effort international est un pari qui pourrait se retourner contre un royaume dont les dirigeants autoritaires sont fortement

Mais alors que les appels privés aux dirigeants ne sont pas entendus, la campagne peut être le seul espoir à un moment où le royaume est aux prises avec une crise économique provoquée par un coronavirus. et au milieu du malaise à Washington avec les politiques agressives du prince Mohammed.

- 'Game of thrones' -

Le prince Salman fait partie d'une vague de membres de la famille royale arrêtés alors que le prince Mohammed, connu sous le nom de MBS, élimine les rivaux potentiels pour amasser un pouvoir invisible par les précédents

En mars, les autorités ont arrêté le frère du prince saoudien, le prince Ahmed et le neveu, le prince Mohammed bin Nayef, qui a été éliminé en tant qu'héritier du trône par MBS en 2017.

Deux enfants adultes et un frère de Saad Aljabri, une fois un assistant principal du prince Nayef, a également été arrêté en mars, avec une source proche de la famille les qualifiant de "victimes d'un jeu de trônes saoudien".

Aljabri, exilé au Canada, avait tenté auparavant de faire partir ses enfants. L'Arabie saoudite, mais les autorités les ont placés sous le coup d'une interdiction de voyager, a indiqué la source à l'AFP.

La princesse Basmah bint Saud, un autre royal perçu comme proche du prince Nayef, a été emprisonnée à Al-Ha'ir pendant un an sans inculpation. avec sa fille.

Son fa Mily a perdu tout contact avec la princesse après avoir publié un appel désespéré sur Twitter pour sa libération en avril, a déclaré une source à l'AFP.

Plus déconcertant est la détention du prince Salman, dont le travail philanthropique apolitique fait de lui un rival improbable MBS.

Ce qui a peut-être embarrassé la cour royale, c'est la rencontre du prince avec le député Adam Schiff, un critique démocrate et Trump, juste avant les élections américaines de 2016.

Ses associés disent que "rien de politique" n'a été discuté.

Le bureau de Schiff a déclaré à l'AFP qu'il ne se souvenait pas des détails de la discussion, mais ils ont peut-être parlé de "l'Arabie saoudite en général".

"Ceux qui ont poussé à cette arrestation ont gravement mal lu la politique américaine", Kirsten Fontenrose, ancienne responsable de la Maison Blanche responsable de

"Emprisonner quelqu'un pour avoir rencontré un démocrate bruyant ne fera que rendre plus difficile pour Trump de maintenir des liens étroits avec la famille dirigeante saoudienne lea avant les élections américaines.

"Et il reviendra certainement mordre le royaume si la prochaine administration est dirigée par des démocrates."